Je m'appelle Eclair. Hier, je me suis blessé à la jambe. Dehors, j'entends un camion arriver,
des enfants crient, pleurent. Deux hommes viennent d'entrer dans l'écurie, je sort ma tête pour
les saluer, ils ouvrent mon boxe et me tire violemment pour que je les suive. Ma jambe me fait
atrocement souffrir. Derrière moi, les enfants pleurent encore. Les hommes me font entrer dans
le camion, un camion qui sent la mort. Je vois Pomme, blottie dans un coin du camion.
Aujourd'hui, elle a eu 16 ans... Le camion démarre, je vois par la minuscule fenêtre le propriétaire,
une larme coule le long de sa joue. Il ne m'a même pas dit au revoir. Nous faisons un trajet
interminable.
J'ai faim, j'ai soif. J'ai mal, mal au c½ur... Peu à peu le camion se rempli, des chevaux tombent,
de fatigue, de faim, de soif... D'un coup, les portes du camion s'ouvrent. La lumière m'éblouie.
Les hommes me fouettent pour que je sorte rapidement, mais moi, je souffre. Nous nous sommes
arrêtés devant un grand bâtiment étrange, et c'est là que je comprends que je vais mourir. Je suis
mort de peur. Je me cabre, me débat mais cela ne m'apporte que des coups de fouet. Les deux
hommes nous enferment dans une pièce sombre. Je sais que ma dernière heure va bientôt sonner.
Peu à peu, la pièce se vide, un homme rentre et me traîne jusqu'à une autre pièce. Sur le sol, je vois
Pomme étendu dans une marre de sang. Elle a eu 16 ans et aujourd'hui, elle est morte... Un homme
s'approche de moi et me prodige un violent coup de gourdin dans les jambe, je hennis, je tombe,
j'ai peur. L'homme s'approche de moi avec un couteau et d'un coup violent me transperce le coup.
Aujourd'hui je suis mort. Mort pour alimenter vos boucherie, mort comme ces 850 chevaux tués
tous les jours...
Je vous dit Adieu, je vous est toujours aimé mais vous m'avais tué.